Forêt

Maintenir la compétitivité est au cœur de l’industrie forestière

SAGUENAY – Devant 86 personnes, André Tremblay, président et directeur général du Conseil de l’industrie forestière, a présenté une conférence face aux gens d’affaires de la Chambre de commerce de Saguenay où il a estimé que le maintien de la compétitivité est au cœur des échanges avec le milieu économique.

André Tremblay réalise en ce moment une tournée à travers le Québec pour présenter les plus récents résultats d’études économiques concernant le secteur forestier québécois : « L’industrie forestière est un moteur économique important de plusieurs régions du Québec. Les gens d’affaires de ces milieux sont des fournisseurs, des sous-traitants ou des partenaires préoccupés par l’avenir de nos usines et des emplois que nous générons dans leurs communautés », a-t-il expliqué.

Selon Statistiques Canada, le portrait du secteur forestier se répartit en trois secteurs entourant les ventes de la première transformation : 14 % pour les panneaux ; 30 % pour le sciage et 56 % pour les pâtes et papiers.

Produite par la firme WoodMarkets, l’étude est réalisée tous les deux ans et démontre où l’industrie du bois se situe au Québec.

Investissements

Au niveau des investissements, la firme démontre une forte reprise des investissements dans le reste du Canada, tandis qu’au Québec, ces mêmes investissements restent timides dans le domaine du sciage résineux. Le même phénomène se reproduit dans les pâtes et papiers : « Nous avons un amortissement plus que timide au Québec. Nos équipements sont parfois désuets par rapport à la Colombie-Britannique ou l’Alberta. Les menaces de Greenpeace sont sérieuses pour l’industrie forestière. Nous avons une hausse significative de nos coûts depuis le nouveau régime forestier, mais nous avons aussi une rareté accrue des volumes dans les approvisionnements », a ajouté André Tremblay.

Concernant la grosseur moyenne des billes, l’étude a démontré qu’en Colombie-Britannique un mètre cube équivaut à trois arbres (donc un rendement de 20 à 22 mètres cubes par heure), tandis qu’au Québec, ce même mètre cube équivaut à neuf arbres (donc un rendement se situant entre 8 à 10 mètres cubes par heure).

Les solutions

Pour le Conseil de l’industrie forestière, les pistes de solutions existent comme revoir le mécanisme d’application de la rente afin d’en faire un incitatif à récolter et transformer la ressource forestière publique en la rendant créditable des redevances payables sur les volumes récoltés. André Tremblay a identifié aussi l’ajustement des modalités de fonctionnement du Bureau de Mise en Marché du Bois afin qu’elles soient plus efficaces pour déterminer la juste valeur des bois mis aux enchères, mais aussi remplacer le prix estimé par un prix de départ.

« Nous demandons au gouvernement de se pencher à consentir des tarifs d’électricité préférentiels privilégiés à même les surplus énergétiques aux papetières du Québec afin d’améliorer leur compétitivité sur la scène internationale et ainsi soutenir leur transformation. Chaque mètre cube transformé représente 50 $ de plus dans les coffres de l’État et nous avons la capacité de répondre à la commande », a martelé André Tremblay.

Selon ce dernier, en mettant fin à l’incertitude de l’industrie forestière et rétablir ainsi un climat de confiance, une relance des investissements dans les équipements et la recherche et développement aura lieu, sans oublier d’investir dans la deuxième et la troisième transformation du bois.

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