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Élection partielle Chicoutimi : Trois questions économiques aux candidats

SAGUENAY – Alors qu’une élection partielle aura lieu le 11 avril prochain, InformeAffaires.com a souhaité poser trois questions économiques à tous les candidats en lice dans la circonscription de Chicoutimi.

Le 30 mars dernier, nous avons contacté l’ensemble des candidats en transmettant par courriel trois questions économiques. Le 4 avril, un courriel de rappel a été envoyé aux candidats. Pour les réponses et ce, pour être impartial envers tous les candidats, nous avons demandé que les réponses soient d’un maximum de 100 mots. Ces dernières devaient être reçues avant le lundi 4 avril à 16 heures par courriel.

Mise à jour : Veuillez noter que suite à un problème de réception des courriels émanant de l’entourage de la candidate Mireille Jean, nous avons ajouté les réponses de cette dernière.

Afin de déterminer l’ordre d’apparition des candidats dans cet article, nous avons procédé à un tirage au sort qui a eu lieu mardi en matinée.

Pierre Dostie – Québec Solidaire

InformeAffaires.com : Quels sont vos projets pour dynamiser l’économie dans la circonscription de Chicoutimi ?

Pierre Dostie : Chicoutimi est un secteur de services durement touché par les mesures d’austérité des libéraux. Il faudra s’assurer d’un réinvestissement massif en santé, en éducation, dans les services sociaux et ceux de la petite enfance. Chaque dollar investi dans l’économie publique génère 1,6 $. Chicoutimi vit un déclin démographique et sa population vieillit, il faut cesser l’étalement urbain en revitalisant certains quartiers par la rénovation du parc de logement, l’établissement de commerces et de services publics de proximité et l’aménagement de circuits de déplacements actifs. Des mesures seront nécessaires pour attirer ou conserver les jeunes familles et les nouveaux arrivants.

InformeAffaires.com : Au lendemain de votre élection, quel sera le premier dossier économique que vous allez défendre et pourquoi ?

Pierre Dostie : La mise place d’une usine de biométhanisation à partir des gaz produits par les sites d’enfouissement ou déchets putrescibles, les usines d’épuration des eaux et le purin agricole, avec la possibilité de captation et de distribution de gaz à proximité pour le transport public. Développer le potentiel économique de la culture, du tourisme et du savoir. Travailler avec tous les partenaires (entrepreneurs, UQAC, CÉGEP, artistes, agents touristiques et culturels, communautés, etc.) à l’établissement d’une stratégie à mettre en œuvre.

InformeAffaires.com : Les investissements sont la clé de la croissance. Justement, comment allez-vous soutenir les entrepreneurs de votre circonscription ?

Pierre Dostie : Le soutien aux PME, aux coopératives et aux entreprises d’économies sociales, est crucial, que ce soit pour la réalisation d’un plan d’affaires, pour moderniser l’équipement et surtout augmenter le financement. Certaines options sont actuellement réclamées comme l’utilisation des fonds des REER ou dégager davantage de capital de risque à partir de l’épargne collective (Caisse de dépôt et placement, Fonds de solidarité, etc.). Le soutien doit d’abord se faire en travaillant avec tous les partenaires (entrepreneurs, UQAC, CÉGEP, artistes, agents touristiques et culturels, communautés, etc.) pour développer et mettre en œuvre une stratégie commune sans oublier l’utilisation des programmes existants.

Catherine Bouchard-Tremblay – Option Nationale

InformeAffaires.com : Quels sont vos projets pour dynamiser l’économie dans la circonscription de Chicoutimi ?

Catherine Bouchard-Tremblay : Tout d’abord, nous avons besoin de tous nos leviers économiques si nous voulons sortir de la logique comptable austéritaire qui tue nos services locaux essentiels à la rétention des jeunes entrepreneurs et professionnels dans notre région. (Je pense entre autres à l’abolition des Forums Jeunesse, des CRÉ et des CLD). Cela implique de rapatrier au Québec les sommes envoyées à Ottawa par nos impôts. Ces 48 milliards, nous pourrons les investir dans nos systèmes de santé et d’éducation, dans des services à la population et dans nos secteurs industriels stratégiques, plutôt que dans des F-35 éculés et les sables bitumineux.

InformeAffaires.com : Au lendemain de votre élection, quel sera le premier dossier économique que vous allez défendre et pourquoi ?

Catherine Bouchard-Tremblay : Je compte défendre l’idée d’une charte du bois telle que proposée par Option nationale afin de valoriser l’utilisation de ce matériau dans les secteurs de la construction, de la production d’énergie et surtout, dans les nanotechnologies. Rappelons-nous par ailleurs que le gouvernement canadien s’est à peu près désinvesti de notre industrie forestière. Lors de la crise économique en 2009, ce gouvernement a ignoré nos besoins criants alors qu’il avait investi plusieurs milliards pour l’industrie automobile en Ontario. 

InformeAffaires.com : Les investissements sont la clé de la croissance. Justement, comment allez-vous soutenir les entrepreneurs de votre circonscription ?

Catherine Bouchard-Tremblay : En créant un terreau fertile au bouillonnement d’idées qui mène à l’entreprenariat et à la création de start-ups et en considérant les entreprises d’économie sociale au même titre que celles d’économie de marché traditionnelle dans les programmes d’aide à l’entreprenariat. De plus, Option nationale veut faire de la Banque de développement économique du Québec le point de contact gouvernemental unique pour les entrepreneurs québécois en regroupant les multiples organismes de développement économique canadiens et québécois (Investissements Québec, SADC, etc.) déjà existants.

Hélène Girard – Coalition Avenir Québec

InformeAffaires.com : Quels sont vos projets pour dynamiser l’économie dans la circonscription de Chicoutimi ?

Hélène Girard : Mon principal cheval de bataille est d’obtenir une baisse d’impôts de 500$ par contribuable. Les citoyens de Chicoutimi n’ont plus de pouvoir d’achat. Ils sont étouffés par l’augmentation du fardeau fiscal. Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Couillard, le fardeau fiscal a augmenté de 1300$ par des hausses de toutes sortes. En accordant une baisse d’impôts de 1000$ par famille, ils dépenseront, ce qui fera en sorte que les commerçants en sortiront gagnants. C’est une roue qui tourne. Il ne faut pas oublier que la consommation constitue 60% du PIB du Québec. Il faut redonner le pouvoir d’achat aux contribuables.

InformeAffaires.com : Au lendemain de votre élection, quel sera le premier dossier économique que vous allez défendre et pourquoi ?

Hélène Girard : Favoriser l’entrepreneuriat. Il faut savoir que le taux d’entrepreneuriat a connu une baisse importante dans la région. Le nombre d’entreprises créées est en baisse année après année. Entre 2013 et 2015 seulement, 81 entreprises de moins ont été créées, une baisse de 9% par rapport à 2013. Globalement, la ville de Saguenay est passée, entre 2012 et 2014, de la 31e à la 102e position sur l’indice entrepreneurial des villes de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante. Le potentiel des régions est clairement sous-exploité, alors que celles-ci devraient être, en complémentarité avec nos principaux centres urbains, le moteur économique du Québec.

InformeAffaires.com : Les investissements sont la clé de la croissance. Justement, comment allez-vous soutenir les entrepreneurs de votre circonscription ?

Hélène Girard : Création du programme manufacturier pour soutenir les gains de productivité. On parle 1 G$ par année sur une période de 5 ans, en prêts. Les retombées économiques de ces investissements permettront la création de 18 603 emplois à coût nul, puisque bien rémunérées. Ils entraîneront la création de nombreux emplois indirects et de richesse dans les régions, dont la nôtre. Il faut se doter d’une politique de l’entrepreneuriat afin d’augmenter le nombre d’entrepreneurs au Québec et d’améliorer leur formation. Pour que les entrepreneurs restent en région, il faut créer un climat favorable et cela, ça passe par une vision économique claire. Un meilleur maillage avec les entreprises et surtout des ressources.

Alex Tyrrell – Parti Vert du Québec

InformeAffaires.com : Quels sont vos projets pour dynamiser l’économie dans la circonscription de Chicoutimi ?

Alex Tyrrell : La transition énergétique représente un potentiel énorme dans la diversification de l’économie locale. La construction d’infrastructures vertes, la valorisation des matières résiduelles, et l’écotourisme représentent un potentiel important pour le développement durable au Saguenay. L’avenir économique se trouve dans la diversification. À cette fin, il faut multiplier les efforts pour convaincre de nouvelles entreprises et nouveaux arrivants de s’installer dans la région.

InformeAffaires.com : Au lendemain de votre élection, quel sera le premier dossier économique que vous allez défendre et pourquoi ?

Alex Tyrrell : Un des plus grands freins au développement économique de la région est le manque de services de transport en commun locaux et interurbains. Pour cette raison, le Parti vert du Québec propose d’augmenter le financement provincial de la Société de transport du Saguenay (STS) de $25 millions annuellement et d’abolir les tarifs aux utilisateurs afin de stimuler la demande. Ces investissements nous permettront de doubler le budget de la STS, d’augmenter l’offre du transport en commun et de nous assurer que la main-d’oeuvre est mobile et capable de se déplacer rapidement dans la région sans avoir recours à l’automobile. 

InformeAffaires.com : Les investissements sont la clé de la croissance. Justement, comment allez-vous soutenir les entrepreneurs de votre circonscription ?

Alex Tyrrell : Le Fonds vert est un levier de développement important pour les régions. Le Parti vert du Québec propose d’utiliser le Fonds vert pour financer la transition énergétique, augmenter l’offre du transport en commun et construire le Québec de demain. Ce fonds peut permettre à la région de devenir un leader québécois vers la transition énergétique. Qu’attendons-nous pour bâtir l’avenir ?

Francyne T. Gobeil – Parti libéral du Québec

InformeAffaires.com : Quels sont vos projets pour dynamiser l’économie dans la circonscription de Chicoutimi ?

Francyne T. Gobeil : Il nous faut miser sur les entrepreneurs, car ce sont eux les créateurs de richesse. Il faut les accompagner et leur fournir les leviers nécessaires pour se positionner dans une économie en transition. C’est ce que je veux faire au sein d’une équipe gouvernementale expérimentée. Il faut encourager l’investissement, l’innovation et l’exportation, par des mesures ciblées et efficaces telles que : baisse de taxes sur la masse salariale ; réduction d’impôts pour la commercialisation des innovations développées ici ; réduction du tarif d’électricité pour les entreprises innovantes qui font des investissements importants ; fonds d’investissement pour le démarrage et l’expansion et un assouplissement fiscal pour favoriser le transfert d’entreprises familiales. La Stratégie numérique pour soutenir la phase de transition et des sommes pour le développement du tourisme d’hiver et d’aventures.

InformeAffaires.com : Au lendemain de votre élection, quel sera le premier dossier économique que vous allez défendre et pourquoi ?

Francyne T. Gobeil : Je tiendrai, chaque semestre, une rencontre d’échange d’information et de réseautage avec des intervenants du milieu des affaires de Chicoutimi afin d’être branchée sur les enjeux et les défis qui font leur quotidien. Donc au lendemain de l’élection, je travaillerai à tenir cette première rencontre avec les intervenants économiques de la région. Je m’engage à accompagner les entrepreneurs dans leurs démarches afin qu’ils puissent bénéficier des leviers et des outils nécessaires pour se positionner dans une économie en transition.

InformeAffaires.com : Les investissements sont la clé de la croissance. Justement, comment allez-vous soutenir les entrepreneurs de votre circonscription ?

Francyne T. Gobeil : La croissance économique repose grandement sur le démarrage de nouvelles entreprises et sur l’expansion des entreprises de plus petite taille. Il peut toutefois s’avérer difficile d’avoir accès à du financement adapté à leur réalité. Afin d’assurer la continuité dans le soutien aux entreprises, l’échéance des prêts sans intérêt accordés pour le financement de Fonds locaux d’investissements a été reportée à décembre 2019. Ce report permettra des investissements additionnels de 20 M$ annuellement, de 2015-2016 à 2019-2020. Les fonds locaux d’investissements, dont la gestion est confiée aux MRC,  peuvent jouer un rôle bien réel de catalyseurs de l’entrepreneuriat local, en favorisant l’accès à du capital de démarrage, d’expansion et de relève d’entreprises.

Mireille Jean – Parti Québécois

InformeAffaires.com : Quels sont vos projets pour dynamiser l’économie dans la circonscription de Chicoutimi ?

Mireille Jean : C’est le rôle de la députée de concerter les forces du milieu afin de créer un environnement qui supporte les entrepreneurs. En tant que facilitatrice, la députée peut aiguiller les différents partenaires vers les bonnes ressources. Il faut également diversifier notre économie et miser sur les hautes-technologies. J’ai proposé d’attirer les grandes entreprises en informatique par l’implantation d’un centre de données ou encore de miser sur l’électrification des transports. Chicoutimi a tous les outils pour briller dans ces domaines, il nous faut maintenant mettre en action les acteurs et les accompagner dans ces projets porteurs d’emplois de qualité.

InformeAffaires.com : Au lendemain de votre élection, quel sera le premier dossier économique que vous allez défendre et pourquoi ?

Mireille Jean : Le développement économique, la création d’emplois et le développement régional seront au cœur de mes premiers gestes, mais également tout au long du mandat. Après la suppression de nos outils de concertation régionale comme la CRÉ ou encore de développement économique comme le CLD par les libéraux de Philippe Couillard, les besoins de concertation sont plus criants que jamais. En tant que députée, il faut rassembler les acteurs et mettre la communauté toujours plus en action. Également, il faut quelqu’un qui se tient debout à Chicoutimi pour protéger nos institutions des ravages de l’austérité libérale et favoriser la reprise économique.

InformeAffaires.com : Les investissements sont la clé de la croissance. Justement, comment allez-vous soutenir les entrepreneurs de votre circonscription ?

Mireille Jean : En deux temps, d’abord les accompagner lorsqu’ils ont des projets pour s’assurer que cela se traduise par des succès. La députée peut les aider à trouver les programmes gouvernementaux desquels les entrepreneurs peuvent bénéficier ou encore favoriser le réseautage. Avec mon expérience d’entrepreneure et ma connaissance des milieux des hautes-technologies, je comprends les difficultés auxquelles les entrepreneurs sont confrontés. Il faut également favoriser l’émerge de PME dans le secteur manufacturier, bien sûr, mais également dans les domaines des arts, de l’économie sociale ou du développement durable. J’entends soutenir la création d’emplois et la diversification de notre économie.

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