Chroniques approvisionnement

Chronique approvisionnement | Les codes à barres

Notre chroniqueur François Guay publie mensuellement un chronique sur l’approvisionnement. Voici un des textes particulièrement intéressants.

LES CODES À BARRES

Par François Guay, pgca
Spécialiste en approvisionnement

 La technologie des codes à barres n’est pas nouvelle, car elle a été inventée en 1948, puis brevetée en 1952.

Au tout début, les codes étaient imprimés en forme de cible pour permettre leur lecture dans toutes les directions. Le lecteur était composé d’une ampoule de 500 watts et l’équipement occupait l’espace d’une pièce entière. Le principal problème résidait dans la chaleur dégagée par l’appareillage, qui était tellement forte, qu’il arrivait souvent que le papier prenne feu.

En 1962, le système fut adapté pour identifier automatiquement les wagons de chemin de fer lorsqu’ils passaient devant le lecteur. Même si le système fonctionnait bien, le coût des ordinateurs était trop élevé et ce n’était pas rentable.

Vers la fin des années 60, les lasers furent firent leur apparition et leur lumière concentrée était parfaite pour l’application.

Au printemps 1969, deux premiers systèmes, probablement les premiers véritables dispositifs de code à barres commerciaux au monde, furent installés : dans une usine General Motors à Pontiac dans le Michigan, où il fut utilisé pour surveiller la production et la distribution d’essieux ou dans une entreprise de distribution pour trier les expéditions directement vers le bon quai de chargement.

Au début des années 70, le domaine de l’alimentation introduisit les codes à barres dans quelques magasins, le but étant alors d’accélérer le passage aux caisses et éventuellement pouvoir réduire le nombre de caissières. On s’aperçut plus tard que le système pourrait permettre de faire également la gestion des stocks.

À cette époque, puisque l’utilisation n’était pas encore généralisée dans les marchés d’alimentation, les étiquettes étaient alors imprimées directement en magasin. La technique n’était pas au point et l’encre laissait souvent des traces rendant la lecture impossible. On découvrit qu’en utilisant des barres au lieu des cercles, l’encre s’écoulait par le bas, sans affecter la lecture.

Pour que le système soit vraiment rentable et efficace, il a fallu que les manufacturiers livrent leurs produits déjà étiquetés avec les fameux codes. C‘est ainsi qu’en 1973, le code UPC (universal product code) est né. Il compte 13 chiffres indiquant la catégorie de produit, le fabricant et le numéro du produit, le dernier chiffre de la séquence vérifie l’intégrité du code (checksum).

Le 26 juin 1974, à Troy dans l’Ohio, un paquet de gomme Wrigley’s est devenu le premier produit vendu au détail avec lecteur de codes à barres.

Le code à barres ne comptant que 13 chiffres, ses limites ont rapidement été atteintes. Le code QR, abréviation de quick response, a été inventé au Japon en 1999 et permet avec ses deux dimensions de contenir beaucoup plus d’informations que la version précédente, soit environ 500 mots. Il peut être utilisé pour  composer un numéro de téléphone, atteindre un site web, identifier un lieu sur une carte, faire un paiement direct, etc.

On bien peut se demander à quoi ressembleront les codes du futur…

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