ForêtRoger Boivin

Chronique de Roger Boivin | Pour se donner un accès optimal au développement nordique québécois

Le Saguenay-Lac-St-Jean, avec son vaste territoire de 100 000 km carrés, est situé au centre du Québec. S’étendant sur plus de 550 km du nord au sud, la région constitue depuis toujours un axe naturel de pénétration nordique du Québec.

Dans les dernières années, la mise en valeur multiressources du nord du Saguenay–Lac-St-Jean s’est particulièrement accélérée : nouveau parc Ilnu, nouvelle centrale hydroélectrique d’Hydro Québec sur la rivière Péribonka, exploitation forestière nordique, pourvoiries et plus récemment exploration/mise en valeur minière.

En effet, particulièrement autour des Monts Otish (qui représentent l’extrême nord de la région et la source même de nos principales rivières), plusieurs découvertes minières d’envergures ont été faites : diamants, or, cuivre, uranium, etc. Ces découvertes prometteuses, de même que la construction de la  mine Stornoway, la première mine de diamants du Québec, ont justifié de réaliser un accès routier à cette région.

Pour ce faire, il a été décidé de prolonger la route 167 au-delà de Chibougamau, afin d’en faire l’axe routier majeur pour assurer l’accès à ce territoire stratégique à tous les types de véhicules. Afin de profiter au maximum des nouveaux potentiels liés à ce territoire, le Saguenay–Lac St-Jean et tout le Québec, tireraient grandement avantage à raccorder ce territoire au réseau des grandes routes forestières régionales qui sillonnent déjà le nord du Saguenay–Lac-St-Jean.

Capables de supporter les plus imposants convois routiers de catégories hors route (qui sont d’ailleurs le moyen prioritaire de livraison du matériel lourd/fournitures sur les sites miniers), la prolongation vers le nord de quelques dizaines de kilomètres de ces routes forestières majeures, permettrait à leurs utilisateurs d’épargner environ 20 % de la distance à parcourir (par rapport à l’utilisation de la nouvelle route 167 prolongée) pour accéder au territoire des Monts Otish, d’où des économies substantielles de temps, d’usure des équipements, de carburant., etc.

De plus, la présence de forets récoltables le long des tracés de prolongation de ces routes forestières, supporterait une bonne partie des investissements nécessaires. En plus de la prolongation des routes forestières régionales déjà existantes, une signalisation routière appropriée, de même que l’utilisation du réseau existant des camps forestiers, qui jalonnent le territoire au nord du Saguenay–Lac-St-Jean, permettraient, pour un cout minime, de maximiser les retombées économiques du développement du Nord québécois sur l’économie de notre région.

Plusieurs autres avantages découleront de la prolongation vers le nord de nos routes forestières majeures : donner accès à d’importants nouveaux volumes de ressources forestières, donner accès à un tout nouveau territoire touristique (dont le premier parc Ilnu du Québec, localisé au sud du massif des Monts Otish), augmenter l’efficacité de la protection contre les feux de forêt dans une zone stratégique de la forêt québécoise, renforcer significativement le rôle de portes d’accès privilégiées au nord québécois pour nos infrastructures aéroportuaires et portuaires régionales, etc.

Nous avons donc l’opportunité de mieux arrimer le Saguenay–Lac-St-Jean à l’important potentiel du Nord québécois en prolongeant le réseau des routes forestières régionales majeures à un cout minime, finançable à partir de programmes déjà en place. Quand commençons-nous ?

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