Croissance

RÉTRO 2016 | L’Orée des Bois : Accueil triomphant auprès de la SAQ

NOTRE-DAME-DE-LORETTE – Dans la petite municipalité de 130 habitants au nord du Lac-Saint-Jean, Éric Perreault et Lyna Bouchard ont réalisé l’impensable en devenant une première régionale. Ainsi, ils ont distribué leurs alcools auprès d’une quarantaine de succursales de la SAQ à travers le Québec.

« Réussir l’impossible grâce à la persévérance » : telle est la phrase qui pourrait résumer la vie de ces deux entrepreneurs. Suite à un appel d’offres de la SAQ pour une plage de dégustation de nouveaux produits, un envoi des produits a été effectué et la réponse fut positive très rapidement. « Cela a très bien été pour nous. Par après, il y a eu tout le protocole à suivre. Une fois sélectionné, il faut remplir des formulaires pour détailler le prix par exemple. On ne fournit pas des gros volumes directement et on se réserve aussi de garder nos bouteilles pour les vendre sur place », a commenté Lyna Bouchard, copropriétaire.

Seuls producteurs au Saguenay-Lac-Saint-Jean à avoir percé le réseau de la SAQ, les deux propriétaires ont une fierté face à leurs produits. « Nous ne sommes pas partout immédiatement. Actuellement, c’est près d’une quarantaine de succursales qui offrent nos produits à travers la province. Nous envoyons nos caisses à l’entrepôt et ce sont les magasins qui doivent commander nos bouteilles. Nous fonctionnons avec l’offre et la demande », a ajouté Lyna Bouchard.

Vaste domaine

Le domaine L’Orée des Bois est vaste. En arrivant sur la gauche, on y découvre la maison familiale qui a vu vivre plusieurs générations de la famille Bouchard. Gardant son cachet d’antan, elle abrite une histoire qui se transmet aujourd’hui à travers leurs différents produits. Au centre, la nouvelle bâtisse, qui fait office au rez-de-chaussée de magasin et d’atelier de peinture au second étage, est aussi l’endroit où sont produits quelques mois par année les différentes crèmes alcoolisées et autres tartinades qui font le régal de nombreux touristes.

Revenir en région

Lyna Bouchard a fait ses études à Montréal lorsqu’elle a rencontré Éric Perreault. Elle voulait revenir dans la région, mais dans un endroit loin des grandes villes. Très attaché à Notre-Dame-de-Lorette, le couple s’est installé et a réalisé plusieurs travaux qui se sont étalés sur quelques années.

Un peu plus loin sur leurs terres aussi vastes qu’un désert de sable à perdre de vue, on y découvre 400 plants de vigne, 2500 plants de framboises, près de 4 acres de camerises et 5 acres en rotation de bleuets.

Dans la partie production, on y retrouve quatre cuves de 2000 litres et une autre de 400 litres, donc dans le format 200 ml, ce ne sont pas moins de 2000 bouteilles de crème de camerises, 500 d’amélanches et de framboises. « C’est beaucoup de travail parce que le fruit se manipule vraiment manuellement. Tout ce qui est encuvage, embouteillage, étiquetage tout est fait à la main », a commenté Éric Perreault, copropriétaire de L’Orée des Bois.

Une fois que le fruit est mûr, il est amené dans l’une des cuves et selon le procédé choisi, il passe entre 10 à 14 semaines en macération et c’est seulement après ce temps d’attente que l’alcool est prêt à être mis en bouteille.

« Le procédé reste le même quelque soit le fruit, mais nous pouvons jouer avec le temps qu’il reste en cuve, ce qui donnera une crème plus fruitée si elle réside au terme des 14 semaines », a ajouté le copropriétaire.

Une embouteilleuse à quatre becs est utilisée par les deux entrepreneurs qui emploient deux autres personnes durant la période de production qui, selon les dires des responsables, est très intense. Les quatre personnes ont chacune leurs taches respectives et le synchronisme de leurs mouvements est le fruit de leurs succès. L’autre produit à succès de L’Orée des Bois est un vin de bleuets et d’amélanches qui se trouve à être un rouge sec avec 12,5 % d’alcool. C’est un vin qui accompagne parfaitement les viandes sauvages, les terrines ou encore les saucisses piquantes.

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