Commerces et services

Deux entrepreneures s’unissent pour contrer la contrefaçon !

ALMA – Annik Savard, propriétaire de Sacs As a été mise au courant depuis les dernières semaines d’une contrefaçon de ses produits. En plus d’une perte financière qui n’est pas encore estimée, cette dernière lance une campagne de sensibilisation pour contrer la contrefaçon en compagnie de Gabrielle Thériault de Gabia Créations.

C’est une amie de la propriétaire qui a remarqué que des sacs contrefaits faisaient leurs apparitions sur les réseaux sociaux. « En plus du patron qui était identique, c’est la finition, la fleur qui orne le sac, l’empiècement et même le bijou qui était copié. À force de recherches, j’ai appris que c’était une couturière d’Alma qui mettait ses sacs en vente. Je me sens complètement flouée, ce sont des pertes financières. Ma création de sacs est comme des bébés. On m’a volé mon vécu, car j’ai déménagé pour ouvrir mon entreprise. Toutes les étapes qui ont demandé des sacrifices pour ma famille, tout comme l’investissement en temps et argent, me sont volées », a commenté Annik Savard en entrevue à InformeAffaires.com.

D’ailleurs, sur la page Facebook de la contrevenante, plusieurs sacs sont en rupture de stock. Pour l’entreprise le manque à gagner est présent. « Depuis l’automne dernier, on m’a copié. Entre créateurs on ne se copie pas. Si on achète une copie, on achète quoi? Heureusement la personne ne copie pas mon logo, ce qui serait le comble. Si on prend un sac dans ses mains, on remarque que la qualité n’est pas la même et le service à la clientèle est inexistant. Les Sacs As sont garantis à vie et une copie donne une mauvaise image de la compagnie. Le plagiat est immoral, c’est un enjeu économique régional. J’achète des produits dans la région, je paie mes taxes et on profite de ma notoriété. Le plagiat est une faute d’ordre moral. D’ailleurs, la peinte Laurie Marois de Saint-Félicien fait face à ce même phénomène », a ajouté la propriétaire.

Durant les prochains jours, les deux entrepreneures lanceront une campagne de sensibilisation en regroupant les artisans de la région afin de dénoncer la contrefaçon. Toujours durant l’entrevue, un sceau régional qui témoignera de l’authenticité du produit serait à l’ordre du jour. « Je souhaite regrouper différentes ressources. Gabrielle Thériault fait également des sacs, nous sommes en quelque sorte des compétitrices, mais nous nous sommes unies pour dénoncer ce méfait », a conclu Annik Savard.

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1 commentaire

  1. 13 janvier 2017 à 11 h 35 min — Répondre

    C’est très malheureux, certains s’alimentent du succès des autres, hélas personne n’est à l’abris et ce dans tous les domaines. Les gens ne sont pas assez sensibilisés à ce phénomène, ils recherchent le même look, ne veulent pas payer le montant que cela vaut et la perte de qualité ne leur dérange pas. Bonne chance les filles dans vos démarches, je peux m’allier à vous pour votre cause. Marilyn Tremblay, Entre Bulles et Moi.

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