Marketing

Stratégie: «Faut pas fucker les bananiers»

Le titre de cet article peut paraître inapproprié ou choquant, pourtant c’est l’expression fétiche de Jevto Dedijer et Michel Nadeau, les deux cofondateurs de l’entreprise Failwatching, qui est spécialisée en positionnement stratégique de marque. Le 15 mars, les associés étaient venus à Saguenay pour présenter une conférence intitulée « Meilleurs échecs de produits et de marques au monde ».

La présentation organisée par SERDEX International, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-le-Fjord et la Société des fabricants régionaux et Innovation 02, a été offerte devant une trentaine d’entrepreneurs régionaux. Les conférenciers de Failwatching voulaient, notamment que leur auditoire prenne conscience que « presque toujours perçus comme un signe de faiblesse, les échecs se retrouvent souvent rangés sous le tapis. On se bidonne quand ça arrive aux autres, on se cache lorsqu’on en est la cause. »

Rester dans son créneau, tout en se réinventant

Leur expression accrocheuse « Faut pas fucker les bananiers », signifie que lorsqu’une entreprise connait du succès avec un produit ou une marque, elle doit éviter de faire des changements drastiques ou décliner sa marque dans des produits qui ne font vraiment partie de son marché naturel. « Il ne faut pas toucher à l’ADN de son produit ou de sa marque. Il faut rester dans son créneau, tout en se réinventant », a conseillé Michel Nadeau.

L’homme cite de nombreux exemples connus d’échec, particulièrement celui de « Qualinet » qui a décliné sa marque dans cinq autres créneaux, plus ou moins liés au nettoyage après sinistres. Ce fut l’exemple d’une entreprise qui connaissait du succès avec une marque et qui a été tentée de s’en servir en sortant de son créneau naturel avec des produits et services qui dénaturaient son image et son marché naturel.

Les échecs devraient constituer un actif

De son côté, Jevto Dedijer explique que bien que les échecs soient toujours difficiles, ils devraient, malgré tout, être perçus comme un élément constructif dans l’évolution de l’entreprise. « Les échecs sont un actif insoupçonné. Dans certains pays, notamment les États-Unis, l’échec -ou la faillite- est souvent un élément positif dans le cheminement d’un entrepreneur. Il fait partie du processus d’apprentissage. Un échec questionné a souvent plus de valeur qu’un succès non questionné. Les échecs doivent être documentés et bénéficier d’un post mortem », a-t-il estimé.

Le spécialiste identifie cinq constantes pour éviter les échecs de positionnement de produits ou de marques:

– Bien connaître sa marque et son positionnement dans le marché;

– Répondre à un besoin;

– Se réinventer doucement;

– Être authentique et honnête;

– Tenir les promesses faites à sa clientèle.

En conclusion de la présentation, Michel Nadeau a brièvement parlé de la mode de lancement de « start-up » qui est vécu partout dans le monde et de la cause principale de leurs échecs. Pour le jeune homme, l’erreur la plus fréquente de ces nouveaux entrepreneurs est de « développer une solution pour un problème qui n’existe pas ». Inf: www.failwatching.com

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