COMMENTAIRE DE L'ÉDITEUR

On fait quoi en attendant la prochaine raclée?

Je ne peux qu’être d’accord avec les arguments du ministre de la Forêt Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, dans le cadre de l’entrevue qu’il nous a accordée pour le cahier « La forêt créatrice de richesse » que vous pourrez lire dans le mensuel imprimé d’Informe Affaires d’avril. Je pense également que nous sommes à la croisée des chemins et qu’il faut que l’on saisisse toutes les occasions pour se repositionner vers d’autres avenues pour le développement de cette extraordinaire ressource qu’est la matière ligneuse.

Mais bâtinsse! Comme on se retrouve encore devant une menace potentielle sur laquelle nous avons très peu de contrôle, il faut vraiment que ce soit la dernière fois que l’on soit pris en otage par nos voisins du sud, de qui nous sommes trop dépendants pour le développement de notre ressource. J’espère qu’on aura compris la leçon cette fois-ci.

Même si l’industrie du bois d’œuvre québécoise et canadienne est en meilleure position aujourd’hui qu’il y a dix ans pour faire face au conflit, il demeure que cette crise récurrente et prévisible est actuellement à nos portes. Elle laissera encore, inévitablement, des séquelles pour nos entreprises et sur l’économie du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Il est trop tard pour l’éviter, nous ne pouvons espérer que d’en limiter les conséquences négatives.

Il faut plutôt, dès maintenant, penser à éviter la prochaine qui se produira éventuellement dans huit ou dix ans. Même si c’est plus facile à dire qu’à faire, il faut dès maintenant diversifier notre clientèle, adapter nos méthodes de production aux nouvelles technologies, mais surtout INNOVER!

Nous pouvons y arriver. Nous avons tout ce qu’il faut pour le faire et les partenaires de l’industrie doivent travailler d’arrache-pied. Tous les éléments sont en place pour accélérer le virage qui est amorcé. Or, les gouvernements et les entreprises devront faire plus et faire mieux, parce que 10 ans, c’est vite passé.

Un autre défi que nous devons aussi affronter actuellement et qui touche l’ensemble de l’économie québécoise concerne les difficultés de  recrutement de la main-d’œuvre. L’industrie de la forêt en est particulièrement affectée. Soyons clairs, la cote de popularité des carrières liées à la forêt est fortement en baisse auprès des jeunes. On peut comprendre, avec les crises qui se sont succédé, au cours des dernières années.

Dans ce contexte, la nouvelle du ministre Blanchette qui confirme qu’une vaste campagne de promotion des carrières liées à l’industrie sera lancée au cours des prochains mois est réjouissante. Il faudra toutefois que les institutions d’enseignement ajustent également leurs cursus et leurs installations pour faire face aux nouvelles technologies et aux façons de faire d’une industrie en forte mutation.

 

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