Aluminium

Salon de la SVA – P-M Johnson s’exprime sur l’ALENA

SAGUENAY – Dans le Cadre de l’ouverture, ce matin (NDLR 23-5-17) du Salon de la Vallée de l’aluminium en affaires 2017, Pierre-Marc Johnson, avocat et ex-premier ministre du Québec, est venu présenter une conférence sur le partenariat transpacifique (PTP) mais surtout, sur l’impact de la renégociation de l’entendre de l’Alena, pour l’industrie de la première transformation des métaux au Canada.

L’homme a été clair, la reprise économique mondiale offre des perspectives favorables pour l’industrie de la métallurgie québécoise et les tarifs douaniers qui vont être abolis entre le Canada et l’Europe constitueront un avantage pour les producteurs de ce côté-ci de l’Atlantique. Toutefois, la renégociation de l’ALÉNA avec nos voisins du Sud sera parsemée d’inconnues. « Avec le nouveau président américain et son entourage, nous sommes dans des conditions inhabituelles de discussions dont l’issue est difficile à prédire, » a lancé Pierre-Marc Johnson aux quelques 150 convives venus l’entendre à l’Hôtel Le Montagnais.

Une industrie en mutation

L’événement était organisé par le Comité sectoriel de main-d’œuvre de la métallurgie du Québec (CSMO-M). Le directeur exécutif des ressources humaines de Rio Tinto Fer et Titane et coprésident patronal du CSMO-M, Steve Morin assure que la flexibilité et l’agilité sont des éléments clés pour faire face à la compétition mondiale et aux changements vécus par l’industrie. Pour sa part, le coordonnateur régional du Syndicat des Métallos et coprésident syndical du CSMO-M, Denis Trottier, rappelle que ce secteur présente une force de collaboration commune face à ces enjeux : « La concertation nous permet de faire face conjointement aux changements et aux défis de l’industrie », explique-t-il.

Le CSMO-M en a profité pour présenter le plus récent portrait de l’industrie métallurgique du Québec. Il révèle que les changements qui s’opèrent au sein de l’industrie sont influencés par une transformation de l’environnement externe et par la mutation des tâches liées à l’intégration de nouvelles technologies numériques, notamment :

  • Le secteur bénéficie d’une reprise économique favorable, mais fragilisée par un contexte géopolitique incertain puisque la renégociation de l’ALÉNA pourrait avoir un impact sur le secteur.
  • Le rajeunissement graduel des cohortes observé depuis 2013 est accompagné d’un enjeu d’attractivité et de rétention de la main-d’œuvre et nécessite une gestion prévisionnelle plus proactive.
  • La formation est une priorité pour les gestionnaires : ils y investissent près de 3,7% de leur masse salariale.
  • Les frontières entre les formations professionnelles, techniques et la formation générale doivent devenir plus flexibles et mobiles, tant dans leur approche que dans leur diffusion, pour appuyer l’industrie dans ses démarches de modernisation.

Réalisé par le Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT), en partenariat avec la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), le diagnostic expose les enjeux de productivité et de main-d’œuvre du secteur de la métallurgie et dégage les conditions gagnantes pour y faire face. Le rapport complet, de même qu’une version abrégée, sont disponibles sur le site web du CSMO-M.

 À propos du (CSMO-M)

Le CSMO-M est une organisation paritaire à but non lucratif mandatée par le gouvernement du Québec pour contribuer au développement de la main-d’œuvre dans le secteur de la première transformation des métaux. Inf: metallurgie.ca

 

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