Roger Boivin

Et si Bagotville n’avait pas été rouverte en 1951!

Cette année, la Base aérienne de Bagotville fête son 75ième anniversaire comme membre  de la famille économique du Saguenay-Lac-St-Jean. À l’origine de près de 2 000 emplois directs  civils et militaires et des retombées économiques de plus de 150 millions de dollars par an, notre base militaire est l’un des plus importants acteurs économiques de la région.

La récente décision du gouvernement canadien d’acheter 18 nouveaux chasseurs F-18 type E et la volonté du même gouvernement d’acquérir après 2020 près de 100 autres avions de chasse, dont un grand nombre seront affectés à Bagotville, confirme encore une fois l’avenir de la seule base aérienne de l’Est du Canada.

MONT-JOLI OU BAGOTVILLE ?

La Base aérienne de Bagotville a été ouverte en 1942 dans le cadre du vaste effort de formation des pilotes des pays du Commonwealth alors pleinement engagés dans la deuxième guerre mondiale. Le programme de formation des pilotes, dont faisait partie Bagotville, a permis de compléter la formation, au Canada, de plus de 135 000 pilotes en deux ans à peine. Tout un exploit qui contribua significativement à la victoire des Alliés.

Une fois la victoire acquise, la base, alors centre de formation, n’était plus requise et fût donc fermée en 1945.L’aggravation importante des tensions internationales après la fin de la deuxième guerre mondiale conduisit le Canada à se doter d’un réseau bases aériennes pour les avions de chasse destinés à intercepter d’éventuels bombardiers soviétiques qui menaçaient dorénavant l’Amérique du Nord.

C’est ainsi qu’en décembre 1948, le ministre de la défense du Canada, M. Brooke Claxton, annonçait la formation d’une escadrille de chasse dotée d’avions à réaction, la 410ième, et que MONT-JOLI, une base qui avait formé beaucoup plus de pilotes que Bagotville durant la deuxième guerre, deviendrait sa base permanente. Les Saguenéens croyaient, eux, que Bagotville était mieux placée pour recevoir ces avions de chasse et le choix de  l’endroit où devaient être stationné la nouvelle escadrille de chasse, Bagotville ou Mont-Joli, devint alors un enjeu politique important entre les deux régions. Au Saguenay, le député de l’époque, M. Paul-Edmond Gagnon, avec l’appui de la population de la région, fit des pieds et des mains pour vanter les avantages pour le gouvernement et l’aviation Canadienne de choisir Bagotville, qui fût finalement retenue et réactivée le 1 juillet 1950, avec toutes les conséquences économiques positives qui en découlent depuis au Saguenay-Lac-St-Jean.

UN TRÈS FORT ENRACINEMENT RÉGIONAL

 Récemment, les Médias rapportaient que l’actuel ministre de la défense du Canada, en visite dans la région, a été des plus  impressionné du niveau de support populaire dont la Base de Bagotville bénéficie chez nous, avec , par exemple, un record de 132 000 spectateurs enthousiastes au Spectacle Aérien 2017. La Base de Bagotville est un des fleurons de la proverbiale fierté régionale. Une institution qui a pu s’épanouir chez nous grâce à la vigilance maintes fois renouvelée de notre classe politique et à un très fort soutien populaire régional. Bon 75ième à notre base militaire et salutations aux militaires hommes et femmes d’hier, d’aujourd’hui et de demain qui sont eux-aussi des citoyens de notre beau Royaume. Depuis les tout débuts, vous incarnez pleinement votre belle devise : Défendez le Saguenay !

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