Transport

Québec autorise le VBV : Kargo peut lancer la production

ALMA – Québec vient d’adopter hier (19-07-2017 NDLR), le nouveau Règlement sur les véhicules à basse vitesse (VBV), ce qui balise les normes de sécurité de ces camionnettes électriques. L’entreprise Kargo d’Alma accueille cette annonce comme une excellente nouvelle. Selon le PDG, Pierre Dion, la production des VBV destinés aux voies publiques devrait débuter au cours de l’automne pour son entreprise.

D’entrée de jeu, Pierre Dion s’est dit très heureux du dénouement du dossier qui attendait sur le bureau du ministre Laurent Lessard depuis plusieurs mois. « Nous avions envoyé une lettre au bureau du premier ministre et nous n’avions pas eu de nouvelles. Je pense que différentes interventions auprès du bureau du ministre et à la publication d’un texte dans le mensuel Informe Affaires ont permis de faire avancer le dossier », relate l’homme d’affaires.

Attendu

Grâce à la ratification du décret, Kargo pourra informer sa clientèle potentielle que l’entreprise est prête à entrer en production cet automne et livrer les commandes à sa clientèle, d’ici le printemps 2018. « Il nous reste quelques ajustements à faire sur notre véhicule, mais nous pouvons maintenant leur dire que nous serons capables de livrer la marchandise rapidement. Reste à savoir si les municipalités ayant confirmé leur intérêt n’ont pas investi leur budget ailleurs pour 2017 », explique M Dion, précisant qu’il ne peut confirmer la quantité exacte de véhicules Kargo qui seront produits d’ici la fin de l’année. « Nous espérons en fabriquer une cinquantaine », ajoute-t-il.

Quelques ajustements

Afin d’être conforme aux normes du Code de la sécurité routière (CSR), le constructeur almatois devra procéder à quelques modifications. « On parle ici de changements mineurs. Nous devrons documenter les ajustements apportés et les soumettre à la Société de l’assurance automobile (SAAQ). Ça nous donne une perspective intéressante pour la suite », déclare le président-directeur général.

Nouveau marché

Avant de pouvoir circuler sur le réseau routier, la compagnie almatoise commercialisait son véhicule aux usines et à des entreprises désirant l’exploiter sur ses terrains. Maintenant, l’objectif est de s’attaquer au marché des services municipaux québécois et canadiens. Le potentiel serait de plusieurs milliers d’unités.

Selon les prévisions de Pierre Dion, cette annonce aura un impact majeur sur le carnet de commandes pour l’année 2018. « L’hiver et le printemps prochain s’annoncent chargés. Si les municipalités ayant signifié leur intérêt de faire l’acquisition de notre véhicule basse vitesse, ça ne dérougira pas. Nous devrons donc faire des embauches d’ici la fin du mois de décembre », conclut-il.

Un VBV doit impérativement être 100% électrique, avoir une vitesse maximale variant de 32 à 40 km/h, être immatriculé et ne peut circuler que sur les chemins où la limite de vitesse permise est de 50 km/h. Avant le présent décret, ces derniers ne devaient circuler qu’en milieu fermé ou chemins privés.

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