Auteur

Serge Tremblay (Journaliste de l’Initiative de journalisme local)

DOLBEAU-MISTASSINI – Tout le monde connaît le sirop d’érable, mais ils sont moins nombreux à avoir déjà gouté le sirop de bouleau. Passionné d’acériculture, le Dolmissois Carol Martel a décidé de démarrer une petite production de sirop de bouleau, un produit à découvrir.

« Au début de la vingtaine, j’entaillais des érables pour le plaisir et pour la passion de l’acériculture. J’ai mis ça de côté pendant bien des années, puis j’ai goûté à un sirop de bouleau et ç’a m’est revenu tout d’un coup. Il fallait que j’essaye de faire mon propre sirop de bouleau », lance Carol Martel.

Après s’être largement documenté via Internet, il a mené ses propres tests au printemps dernier afin de mettre au point les bons procédés pour obtenir le résultat voulu. « J’ai été agréablement surpris du goût, là je tenais quelque chose. J’ai fait mes recherches et le sirop de bouleau est une très petite production à l’échelle mondiale, on parle de 5 000 gallons environ. »

Parallèle 49

Bien que l’idée de départ fût de faire du sirop de bouleau pour sa consommation personnelle, et surtout, pour le plaisir, Carol Martel estime que le produit a clairement du potentiel. Il a donc décidé d’investir et de monter sa petite entreprise, Parallèle 49, en se procurant des équipements, dont un concentrateur.

Grâce à des ententes avec des propriétaires de lots boisés du secteur, il a pu repérer environ 400 bouleaux qu’il entaillera en vue de la saison « du bouleau », qui suivra tout juste celle de l’érable, vers le mois d’avril ou encore le début de mai. Le bouleau donne davantage d’eau que l’érable, mais en contrepartie, il en demande 3 à 4 fois plus pour faire une quantité de sirop équivalente. « C’est un domaine dans lequel il n’y a à peu près pas d’expertise. J’espère pouvoir en développer une et ensuite la partager. »

Marché

Contrairement au sirop d’érable, qui est davantage un accompagnement, le sirop de bouleau se veut un produit de cuisine. C’est d’ailleurs là que se situe principalement le marché pour ce type de produit.

« Je pourrais écouler 100 % de ma production chez des restaurateurs en dehors de la région, mais ce n’est pas ce que je souhaite. À l’heure actuelle, ma mise en marché est presque complétée et je vais distribuer principalement ici, au Lac-Saint-Jean. » Carol Martel ajoute qu’il y a différentes possibilités puisqu’il peut offrir des gammes de sirop différent selon le moment dans la saison où l’eau de bouleau a été récoltée, ce qui inclut le goût. Des produits dérivés sont aussi possibles et l’entrepreneur a quelques idées en tête déjà.

Pour sa première année d’opération, Parallèle 49 devrait produire environ 100 gallons de sirop de bouleau.

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