Auteur

Jean-Luc Doumont

SAGUENAY - Produits forestiers Résolu Inc. a annoncé qu’elle avait intenté une poursuite devant le tribunal fédéral de district du district sud de Géorgie, aux États-Unis, contre Greenpeace International et un certain nombre de personnes qui leur sont liées.

La plainte comprend des réclamations pour manœuvres frauduleuses en contravention des lois fédérales et des réclamations pour manœuvres frauduleuses, violation de marques de commerce, diffamation et ingérence délictuelle en vertu des lois de la Géorgie.

Ces réclamations s’appuient, notamment, sur la campagne menée par Greenpeace dans laquelle celle-ci désigne Résolu comme étant responsable de la destruction de la forêt et dans laquelle elle accuse à tort Résolu de, notamment, a) ravager des forêts menacées et d’exercer ses activités et de s’approvisionner en bois en contravention des lois; b) de provoquer la destruction d’espèces menacées et de l’habitat essentiel du caribou ainsi que de mettre en péril la survie des hardes de caribous et de mener à l’extermination et à l’extinction de celles-ci; c) d’abandonner et d’appauvrir les peuples autochtones de la forêt boréale; et d) de compromettre la capacité de la forêt boréale à atténuer les changements climatiques. La plainte décrit en détail la fausseté de ces accusations malveillantes et diffamatoires. Entre autres choses, la plainte fait valoir que, non seulement Résolu n’a pas détruit la forêt, mais qu’elle a plutôt planté plus d’un milliard d’arbres dans la forêt boréale, soit un milliard de plus que Greenpeace, et que pratiquement aucune perte permanente de périmètre forestier ne lui est imputable. La plainte démontre également que Résolu n’a pas non plus compromis la capacité de la forêt boréale à absorber les gaz à effet de serre. Elle a plutôt contribué à améliorer la capacité de la forêt à emmagasiner ces gaz grâce aux travaux de récolte et au reboisement, des pratiques reconnues et encouragées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies. On ne peut pas lui reprocher non plus d’avoir abandonné, exploité ou appauvri les Premières Nations ou d’autres communautés vivant dans la forêt boréale, car, contrairement encore une fois à Greenpeace, elle a su créer et maintenir des avantages importants pour ces collectivités grâce au partage des retombées économiques du secteur forestier. La plainte décrit aussi comment Greenpeace, pour appuyer ses fausses accusations, a fabriqué des preuves et mis en scène des événements, faisant, par exemple, usage de photos truquées laissant faussement entendre que Résolu effectuerait des coupes forestières dans des zones interdites et aurait rasé des zones qui ont plutôt été dévastées par le feu. « Notre entreprise vise les plus hautes normes qui soient en matière de gestion environnementale. C’est pourquoi nous considérons que les attaques dirigées contre nous sont à la fois d’un cynisme éhonté et d’une irresponsabilité inouïe. Nous avons l’obligation, par respect pour nos principes d’affaires et pour nos nombreux actionnaires, clients, partenaires et parties prenantes de tracer des limites après avoir épuisé tous les autres moyens », a déclaré Richard Garneau, président et chef de la direction de Résolu par voie de communiqué de presse. Résolu demande des dommages-intérêts compensatoires qui seront déterminés au moment du procès, ainsi que des dommages-intérêts triples et punitifs et elle est représentée par Michael J. Bowe, de Kasowitz, Benson, Torres & Friedman LLP. Les conseillers juridiques de Résolu poursuivent leur enquête sur la campagne et les pratiques de Greenpeace et il est possible de transmettre de l’information à ce sujet en toute confidentialité en composant le 212 542-4700. Un site Web a également été créé (www.resoluvgreenpeace.com), où l’information et les rapports sur l’avancement de l’affaire seront catalogués et où les faits seront rectifiés au besoin.

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