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Jean-Luc Doumont

SAGUENAY – Au Centre de Géomatique du Québec (CGQ) s’est tenu la première rencontre pour démystifier et mieux comprendre le concept de villes intelligentes. D’ici les prochaines semaines, d’autres rencontres pourraient avoir lieu qui permettraient d’émerger le premier de ce genre au Saguenay-Lac-Saint-Jean. [caption id="attachment_3449" align="alignleft" width="300"](Courtoisie CGQ) (Courtoisie CGQ)[/caption] Lors de la Journée internationale de la géomatique, le CGQ avait organisé une matinée afin de mieux comprendre les villes intelligentes. D’ailleurs, la Ville de Montréal possède un bureau spécifique à ce sujet au sein de son administration avec un budget annuel qui est alloué pour son fonctionnement. Environ une quarantaine de participants regroupement le milieu socio-économique de la région (MRC du Fjord, Ville de Saguenay, entrepreneurs, représentants en gestion immobilière et architecturale et représentants en urbanismes) ont tenu à être présent afin de démystifier et par le fait même commencer à s’approprier le concept présenté qui permet d’améliorer la qualité des services urbains et d’en réduire les coûts. Une ville peut se qualifier d’intelligente quand les investissements en capitaux humains, sociaux, en infrastructures d’énergie et de flux (information, matériels et humain) alimentent un développement économique durable. Pour débuter la journée, Stéphane Roche a donné une conférence avec des exemples concrets sur les villes intelligentes. S’en est suivi un atelier qui a permis de collaborer entre les acteurs présents, mais aussi d’émerger des idées. En entrevue à InformeAffaires.com, Romain Cunat, conseiller en développement et innovation auprès du CGQ a souligné que l’organisation peut jouer un rôle de facilitateur pour le développement de futurs projets. « Nous pouvons être des porteurs d’idées et collaborer étroitement avec eux que ce soit avec nos drones, la géolocalisation et enfin la réalité virtuelle. La prochaine étape sera d’étudier les idées et de diffuser le tout à nos participants. En moins de 90 minutes, le temps prévu pour l’atelier, il y a eu presque 400 idées qui ont été émises. Une ville comme Saguenay pourrait devenir un laboratoire dans l’implantation d’un projet de ville intelligente ». Le concept repose sur trois éléments. En premier, celui de l’engagement social de la part des villes, des municipalités, des organisations et des citoyens. En second, faciliter le numérique par l’optimisation et la facilitation des services. Enfin en dernier, la collaboration entre les parties prenantes. « Les villes et les entrepreneurs doivent démontrer un leadership dans ce domaine. Le CGQ possède la structure pour monter des projets avec des entreprises et par la suite pour séduire une ville ou une municipalité. L’atelier a permis d’éveiller certaines idées et semer des graines dans la tête des entrepreneurs et des représentants sur place. Nous sommes des facilitateurs et c’est aux entreprises et aux villes de prendre ce leadership », a conclu Romain Cunat.

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