Auteur

Karine Boivin Forcier

N.D.L.R. Le texte qui suit fait partie d’un dossier rédigé dans le cadre du cahier thématique dont le thème est : Informe Affaires : 15 ans à propulser les entreprises d'ici, publié dans notre édition du mois de juin.

SAGUENAY – Dès son lancement, Informe Affaires a été pensé comme un outil permettant de faire le pont entre les différents intervenants de l’écosystème économique régional. Au fil des ans, le journal a poursuivi cette mission d’animer le milieu des affaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean en misant sur une approche très humaine.

« Démarrer un journal économique pour parler aux gens d’affaires, c’était pertinent. C’était un besoin. J’y croyais à l’époque et j’y crois encore aujourd’hui. […] Je pense que c’est même plus important maintenant. Ce n’est pas facile d’être un entrepreneur actuellement. Ils ont envie de savoir ce qui se passe. Informe Affaires est nécessaire parce qu’il parle aux gens d’affaires de ce qui a lieu dans leur communauté », affirme le fondateur du média, Michel Montminy.

Selon Guy Bouchard, qui a été propriétaire du journal de 2012 à 2021, la force d’Informe Affaires a toujours été de permettre aux acteurs socioéconomiques de réseauter, de découvrir de nouvelles entreprises ou des produits innovants. « C’est un outil de réseautage extraordinaire. J’ai eu des commentaires d’entrepreneurs qui me disaient que ce journal-là, ils le lisaient vraiment, parce qu’ils s’y retrouvaient », raconte-t-il.

Il révèle avoir rencontré au cours de sa carrière de nombreuses personnes qui employaient le journal comme un instrument de travail. « Ceux qui œuvraient dans les services l’utilisaient, parce que ça leur permettait de savoir si une entreprise pourrait avoir besoin d’eux. Il y a des représentants qui découpaient les articles pour les mettre sur le babillard », mentionne M. Bouchard.

Se rapprocher

En produisant un contenu journalistique de qualité sur les actualités économiques régionales, le média permet aux entrepreneurs de créer des liens, de dénicher de nouveaux clients, fournisseurs ou partenaires. « L’idée, c’était de rapprocher les gens d’affaires. […] Des fois, ce sont des compétiteurs, mais ils vont se trouver des points en commun. Et c’est de plus en plus vrai », souligne l’ancien éditeur.

Celui-ci donne l’exemple de l’enjeu de la relève dans les entreprises. D’en parler, de créer des liens entre les entrepreneurs peut simplifier ce processus essentiel pour la pérennité de plusieurs organisations. « Tout projet de relève est difficile. Le fait de connaître davantage l’entreprise, de l’avoir vue évoluer, c’est plus facile d’identifier des atomes crochus », illustre-t-il.

C’est cette approche de réseautage qui a convaincu Antoine Roussel, ex-joueur de hockey professionnel et copropriétaire de l’Érablière Au sucre d’or, de s’impliquer en tant qu’Ambassadeur d’Informe Affaires. « Ça permet de rester informé de ce qui se passe d’une entreprise à l’autre, des opportunités. […] C’est toujours intéressant de voir ce qui se déroule dans différentes compagnies, ce qu’elles font. De l’extérieur, on trouve ça plaisant. C’est une source d’inspiration intarissable », estime-t-il.

Faire découvrir

Le journal a toujours travaillé à faire connaître les entreprises du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qu’elles soient petites ou grandes. Des organisations méconnues ont été mises en lumière dans ses pages, permettant à d’autres de les découvrir. « Il y a beaucoup d’entreprises qui sont sous le radar complètement. Ce sont très trésors qui ne sont pas nécessairement connus, parce que leurs clients ou leurs marchés sont principalement à l’extérieur de la région », constate Guy Bouchard, qui prenait un grand plaisir à les débusquer.

Faire découvrir les entreprises, leurs bons coups, leurs innovations et leur vision revêt une importance encore plus capitale dans le contexte actuel mouvementé. « Quand l’économie va comme en ce moment, les entrepreneurs ont besoin de personnel, de partenaires d’affaires, d’ouvrage. […] Ils ont besoin de se voir dans le média et d’être vus », croit M. Bouchard. L’approche humaine du journal est aussi essentielle. « Les gens pensent à la compagnie, à l’industrie, mais ce sont des humains qui sont en arrière. On a mis beaucoup en valeur l’humain derrière l’entrepreneur. »

Antoine Roussel abonde en ce sens. « Tout le monde n’a pas les projecteurs sur eux en permanence. Pour n’importe qui, ça peut permettre de voir qu’il y a une occasion d’affaires avec telle firme. Parfois, c’est juste de lancer la roue et ça, Informe Affaires le fait très bien », ajoute-t-il.

Positif

Selon M. Roussel, la région est privilégiée de pouvoir compter sur son propre média d’affaires. « Dans les médias habituels, on ne parle pas toujours de nouvelles d’affaires. Dans Informe Affaires, c’est souvent du positif, c’est ce qui s’en vient de bien. C’est rafraîchissant. D’avoir un journal qui cherche à promouvoir une entreprise qui a du succès, des nouvelles machines, de l’innovation, c’est le bon produit. Les gens sont fiers et se supportent les uns les autres. C’est nécessaire », pense-t-il.

Pour Guy Bouchard, le contenu du journal lui a en effet toujours permis de se démarquer. « Les gens d’affaires ont besoin d’un lien, et c’est ce qu’Informe Affaires fait. Si ce n’était pas un bon produit, qui répond à un besoin stratégique dans la région, il n’y aurait pas d’annonceurs. La pertinence et la qualité du contenu, c’est extrêmement important », fait-il valoir.

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