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Jean-Luc Doumont

ROBERVAL - Le Forestier en chef du Québec, Louis Pelletier, a dévoilé les résultats du calcul des possibilités forestières des 60 unités d'aménagement situées dans les forêts du domaine de l'État. [caption id="attachment_3556" align="alignleft" width="247"]Le Forestier en chef du Québec, Louis Pelletier. (Photo : Courtoisie) Le Forestier en chef du Québec, Louis Pelletier. (Photo : Courtoisie)[/caption]

À compter du 1er avril 2018, les possibilités forestières du Québec augmenteront par rapport à la période précédente passant ainsi de 32,6 à 34,3 millions de mètres cubes de bois (m³), toutes essences confondues. Il s'agit d'une augmentation de 1,6 million de mètres cubes. Le tiers de cette augmentation, soit 540 000 m3, doit toutefois être mis en réserve pour la certification forestière, tient à préciser le Forestier en chef. Au global, 1,1 m³ supplémentaires seront mis en disponibilité. Ces possibilités forestières sont valides pour une durée de 5 ans. Le Forestier en chef peut cependant en recommander une modification si des éléments nouveaux représentent un risque pour la pérennité de la ressource forestière au Québec.

La récolte a été inférieure au volume de bois pouvant être prélevé au cours de la dernière période quinquennale. Cette situation, s'appliquant à la plupart des régions du Québec, est l'une des raisons de la hausse des possibilités forestières. Entre 2008 et 2013, seulement 55 % des possibilités forestières du Québec ont été récoltées. Un autre facteur justifiant l'augmentation des possibilités forestières est lié aux meilleurs rendements forestiers, particulièrement dans la sapinière. « C'est ce que nous indiquent les plus récentes connaissances scientifiques traduites dans les modèles d'évolution de la forêt que nous utilisons dans le calcul des possibilités forestières. Nous observons aussi l'effet positif des travaux sylvicoles réalisés en forêt publique au cours des 25 dernières années », a souligné le Forestier en chef, Louis Pelletier.

Les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Mauricie et de Lanaudière sont les principales régions qui connaîtront une augmentation significative de leurs possibilités forestières. Les autres régions du Québec conserveront des possibilités forestières relativement stables par rapport à la période quinquennale précédente. La région de la Côte-Nord subit pour sa part une diminution de 3,5 %, principalement en raison de la mortalité causée par l'épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

Épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette : un enjeu à surveiller

L'épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette est l'un des enjeux majeurs à surveiller, tient à souligner le Forestier en chef. Elle a affecté plus de 7 millions d'hectares de forêt dans les régions du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Gaspésie et particulièrement de la Côte-Nord. « Je recommande de récolter en priorité les bois en perdition afin de minimiser les pertes causées par cet insecte », a mentionné Louis Pelletier, Forestier en chef par voie de communiqué de presse.

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